Pourquoi Tesla n’est pas un buy stock

L’entreprise Tesla suscite depuis quelques mois des convoitises et des comportements boursiers au mieux spéculatifs, au pire totalement dénués de sens.

Le contexte actuel nous incite à penser qu’une correction de plus grande ampleur peut avoir lieu, entraînant dès lors une chute radicale d’une valeur comme Tesla.

En effet, les relations avec la Chine s’enveniment et la guerre commerciale sino-américaine semble en réalité partie pour durer de longues années, pénalisant plusieurs secteurs économiques, en particulier l’automobile.

Une fois l’euphorie passée, Tesla ne pourra continuer à bénéficier d’un statut spécial selon nous.

Nous proposons donc plusieurs arguments justifiant notre choix de rester à l’écart de ce type de valeur, qui certes, a fortement performé ces 5 dernières années mais qui semble désormais avoir atteint un niveau irrationnel de valorisation.

  1. Le secteur automobile est trop concurrentiel pour permettre un PER si élevé sur comme Tesla en comparaison de ces concurrents, quand bien même il s’agit de véhicules électriques.
  2. De nombreuses firmes automobiles ont déjà acquis une image de marque qui ne peut être remplacée même si leur transition vers des véhicules électriques est longue. Tesla ne jouira jamais d’une image de marque semblable à Apple.

Porsche, Aston Martin ou Ferrari proposeront un modèle électrique et auront toujours un positionnement privilégié dans les supercars face à Tesla.

  1. L’endettement élevé posera problème une fois l’effervescence passée si les perspectives de croissance commencent à stagner.
  2. Le CEO Elon Musk  est trop dispersé dans ses activités et Tesla présente un turn-over élevé contre-productif sur le long terme.
  3. Des capacités de production moins développées et efficaces que celles des grands groupes automobiles classiques.
  4. Un réseau électrique encore peu développé dans le monde, difficile à mettre en place et qui freine les ventes de Tesla, tout en donnant le temps à ses concurrents de rattraper leur retard.

Pour autant, nous ne prédisons pas une faillite totale de Tesla. Nous constatons une valorisation excessive dans un secteur qui ne peut être tiré et monopolisé par une seule entreprise.

Tesla ne peut donc continuer d’afficher une PER aussi élevé face à ses concurrents. L’entreprise ne peut capitaliser sur une image de marque aussi forte qu’Apple, ne dispose d’aucun cash-flow, se situe dans un marché saturé, et ne possède aucun avantage technologique majeur ne pouvant être rattrapé par les autres constructeurs automobiles.

Nous déconseillons cette action.

Les plus agressifs pourront vendre sur les plus hauts (Vers 360$) et se racheter sur le support aux environs des 240$.